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Le blog de Capito

Dictionnaires en ligne : la gratuité est-elle toujours une bonne idée ?

10/12/2013 14:37

Tout professionnel de l'écrit, qu'il soit journaliste, concepteur-rédacteur, attaché de presse ou traducteur, a un dictionnaire sur sa table de travail, voire deux, dix, vingt... Comme moi, il y a quelques années. Les dictionnaires s'entassaient sur les étagères et s'empilaient dangereusement sur le bureau.

J'effectuais désormais mes recherches terminologiques le plus souvent sur Internet, pourtant je ne parvenais pas à me défaire de ces énormes pavés de 1 800 pages chacun. Le traducteur chérit son dictionnaire, c'est son « doudou » : l'expérience aidant, il s'en sert de moins en moins mais sa seule présence le rassure. J'en ai toujours quelques-uns à portée de main même quand je travaille sur une traduction spécialisée pour laquelle, je le sais d'avance, ils ne seront d'aucune utilité (voir l'article du mois dernier). Il n'en reste pas moins que, pour vérifier les nuances du sens d'un terme courant, l'orthographe d'un mot, la conjugaison d'un verbe rare ou pour amorcer d'autres pistes de recherche en cas de blocage devant une difficulté terminologique, le bon vieux dico s'avère précieux.

Je me suis vite rendu compte que les dictionnaires en ligne gratuits n'étaient pas fiables à 100%. Afin de me délester littéralement des dictionnaires papier, j'ai donc cherché une autre solution. D'un clic, je me connecte désormais à une plate-forme unique où un bureau virtuel me propose une dizaine de dictionnaires à mes yeux indispensables. Il s'agit des dictionnaires en ligne Zanichelli. L'abonnement à chaque ouvrage coûte une dizaine d'euros par an et me permet d'y avoir accès quand je travaille chez un client, sans avoir à transporter du poids dans ma sacoche.

Le numérique est tout nouveau pour ma génération, et il m'est évidemment plus agréable de consulter un livre papier plutôt qu'un ouvrage dématérialisé, mais dans la vie professionnelle, c'est différent. Les délais de livraison sont souvent serrés et il faut travailler vite et bien. Je ne jure désormais que par la fonction« plein texte » qui permet de chercher en un rien de temps un mot composé. Si je veux vérifier la traduction de « déficit budgétaire », par exemple, inutile de lire les deux entrées (souvent très longues) correspondant à chacun des termes, la machine (ou l'algorithme ?) s'en charge. Autre avantage, la mise à jour des dictionnaires est automatique, inutile de guetter la sortie des nouvelles éditions et d'en faire l'achat, l'œil inquiet sur les étagères où s'accumulent les anciennes.

Les services gratuits proposés sur Internet peuvent être des armes à double tranchant. Prenons l'exemple du crowdsourcing : la traduction gratuite d'un jeu vidéo ou de tout autre programme en libre accès effectuée par des utilisateurs donne toujours de piètres résultats, comme le démontre ce pertinent article. C'est exactement la même chose pour les dictionnaires en ligne gratuits : pas tout à fait fiables, souvent truffés d'inexactitudes - parfois graves - qui peuvent nous induire en erreur. Il me semble donc naturel de payer un service fourni par une maison d'édition qui me permet d'assurer une bonne prestation.